[03:36.00]Souvent pour s'amuser les hommes d'équipage [03:36.00]Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers [03:36.00]Qui suivent indolents compagnons de voyage [03:36.00]Le navire glissant sur les gouffres amers. [03:36.00]A peine les a-t-on déposé sur les planches [03:36.00]Que ces rois de l'azur, maladroit et honteux, [03:36.00]Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches [03:36.00]Comme des avirons traîner à côté d'eux. [03:36.00]Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! [03:36.00]Lui naguère si beau, qu'il est comique, et laid! [03:36.00]L'un agace son bec avec un brûle-gueule, [03:36.00]L'autre mime en boitant l'infirme qui volait. [03:36.00]Le poète est semblable au prince des nuées [03:36.00]Qui hante la tempête et se rit de l'archer. [03:36.00]Exilé sur le seul au milieu des huées, [03:36.00]Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.