[02:53.00]Une île lointaine au large des grands océans [02:53.00]Porte encore les traces d’une prison à ciel ouvert [02:53.00]On l’appelle l’île des bagnards et des oubliés [02:53.00]A la descendance à jamais condamnée [02:53.00]Les plus malchanceux sont tombés sous les balles des matons [02:53.00]Ou dévorés par le carnassier des mers [02:53.00]D’autres moins courageux feront de vieux os [02:53.00]En compost pour enrichir cette maudite terre [02:53.00]En mode survie sous un soleil de plomb et des [02:53.00]nuages d’insectes [02:53.00]On vous souhaite la bienvenue à Saint-Sébastien [02:53.00]Le climat est tropical et les zones inhospitalières [02:53.00]La nature est profondément hostile [02:53.00]Elle reprend ses droits sur les ruines de cette maudite bâtisse [02:53.00]Pour mieux se nourrir de vieux miradors et [02:53.00]d’anciennes carrières [02:53.00]Un havre de paix qui a survécu aux fers de l’enfer [02:53.00]Et les jours de grand vent on peut entendre encore [02:53.00]Le grincement des portes, le claquement des [02:53.00]pinces [02:53.00]La traînée de chaines et les vibrations de ces [02:53.00]maudits barreaux [02:53.00]On vous souhaite la bienvenue à Saint-Sébastien [02:53.00]L’ile des bagnards et des oubliés [02:53.00]A la descendance à jamais condamnée [02:53.00]Tout cet héritage maudit légué par des criminels [02:53.00]multirécidivistes Pseudo innocent, on apprend [02:53.00]vite à survivre en zone sensible [02:53.00]Et c’est avec fierté qu’on porte le nom de nos aïeux [02:53.00]Et qu’on assume notre passé, qu’on a cessé de se lamenter [02:53.00]Pour que les nuits ne soient plus hantées [02:53.00]Par l’épisode sombre de notre propre histoire [02:53.00]L’effort de ces hommes détruits par la brutalité de [02:53.00]la détention [02:53.00]Le désespoir de tous ces bannis tombés dans l’oubli [02:53.00]Transportés, relégués, déportés, [02:53.00]Trois peines pour une seule destination [02:53.00]L’île de Saint-Sébastien